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Prescrire en DCI (décembre 1999)

mardi 6 décembre 2011, par Francesco

Nous vous avons proposé, dans notre Lettre 23 (septembre 1999), de pouvoir prescrire en DCI.

L’INAMI (Institut Belge d’assurance) nous a répondu le 8 décembre 1999 :

"Nous reconnaissons que la possibilité de prescrire les médicaments en Dénomination Commune Internationale pourrait avoir des conséquences positives sur le marché du médicament, mais il n’y a encore aucune disposition légale à ce sujet en Belgique. L’arrêté royal du 2 septembre 1980 fixant les conditions dans lesquelles l’assurance obligatoire contre la maladie et l’invalidité intervient dans le coût des spécialités pharmaceutiques et produits assimilés reprend en son article 1er : "…l’intervention de l’assurance dans le coût des spécialités pharmaceutiques et produits assimilés dont les listes sont annexées au présent arrêté, se fait dans les conditions prévues au présent chapitre." …ces listes où les spécialités admises au remboursement sont reprises uniquement sous leur nom déposé. Prescrites hors de ces conditions, les ordonnances ne peuvent pas être exécutées pour le compte des organismes assureurs."

Le cabinet de la Ministre de la Protection de la consommation, de la santé publique et de l’environnement nous a répondu le 11 janvier 2000 :

"votre courrier a été transmis à notre administration pour suite voulue. Je ne manquerai pas de vous tenir informé de l’évolution de votre dossier".

Le cabinet du Ministre des Affaires sociales et des pensions nous a fait savoir ce 14 janvier 2000 :

"De toute évidence, il est essentiel que les médecins soient familiarisés avec le nom générique des médicaments qu’ils prescrivent. Concernant l’utilisation rationnelle des médicaments j’envisage des actions futures qui permettront de stimuler cette prise de conscience. Ces actions auront sûrement un effet positif sur la connaissance des médicaments par les médecins. Toutefois, demander si les médecins peuvent établir des prescriptions avec des noms génériques, c’est s’interroger sur la substitution. Dans ce cas, 1’entière responsabilité du choix du médicament à délivrer incomberait au pharmacien, et ce choix s’appuierait principalement sur des paramètres économiques, ce qui n’est peut-être pas souhaitable."

Le cabinet du Ministre des Affaires sociales et de la Santé du Gouvernement Wallon, nous a fait parvenir ce 11 février une longue lettre nous apprenant que la problématique des médicaments faisait partie de ses plus vives préoccupations. Précisant que ce domaine relève de sa collègue Magda Aelvoet, il ajoute :

"je tiens néanmoins à vous préciser que je suis personnellement favorable au recours à un mode de prescription tel que la DCI qui permet effectivement de diminuer les pressions commerciales pesant sur les prescripteurs".

Il s’engage à en discuter lors d’une réunion de concertation entre Cabinets de la Santé et nous rappelle un extrait de la Déclaration de Politique Fédérale :

"L’intensification de la concertation entre les autorités et tous les acteurs de soins de santé doit déboucher sur une responsabilisation accrue dans la mise en œuvre des réformes proposées. Ceci suppose une politique claire d’information de la part de l’Etat aux prestataires de soins en matière de prescription et d’actes".

En Hollande, le taux de prescription de génériques est passé de 30 à 51 % entre les années 1995 et 1998 [1]

La Revue Prescrire annonce (Lettre aux abonnés 2000 ;38:1) une grande campagne de prescription en dénomination commune internationale.

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Notes

[1Geneesmiddelenbulletin 2000 ;34(1):15-6.

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