L’OMS veut encourager les traitements traditionnels, mais aux États-Unis, les lésions hépatiques liées à l’utilisation de préparations à base de plantes sont passées de 7 % à 20 % entre 2004 et 2013, et le nombre de personnes nécessitant une transplantation hépatique en raison de la prise de compléments alimentaires à base de plantes a été multiplié par huit entre 1995 et 2020. À l’échelle mondiale, les remèdes à base de plantes sont une cause plus fréquente d’insuffisance hépatique, pouvant entraîner une transplantation ou le décès, que les médicaments sur ordonnance. En Inde, plus d’un tiers des 386 produits traditionnels testés contenaient des plantes toxiques. En Chine, les médecines traditionnelles sont responsables de plus de 20 % des lésions hépatiques d’origine médicamenteuse.
USA: Soins de santé chers et peu abordables cfr.BMJ du 11/7/26
Rien de bien neuf, mais c’est bien de se le rappeler : depuis des décennies, les États-Unis consacrent plus de ressources aux soins de santé que tout autre pays (18 % du produit intérieur brut, soit près du double de la moyenne de l’OCDE). Environ 8 % de la population, soit 27 millions de personnes, ne sont pas assurées. Les Américains présentent l’un des taux de mortalité prématurée les plus élevés, des taux de mortalité maternelle et de suicide parmi les plus élevés, et sont plus susceptibles de mourir de causes évitables. En 2024, seulement 56 % des adultes en âge de travailler étaient assurés toute l’année avec une couverture suffisante pour garantir un accès abordable aux soins. Le pays compte le plus faible nombre de médecins généralistes par habitant : la moitié du ratio en Suède et un sixième de celui de l’Australie et des Pays-Bas.
En Europe, les réseaux sociaux et leurs influenceurs contournent facilement l’interdiction de publicité directe aux consommateurs pour les médicaments sur ordonnance cfr.BMJ du 11/7/26
Suppléments de vitamine D inutiles:
Une revue systématique de littérature et méta-analyse publiée dans le BMJ conclut à l’absence d’effet d’une supplémentation en vitamine D, et/ou en calcium sur le risque de fracture ou la prévention des chutes y compris dans les groupes à risque plus important comme les personnes ménopausées et les personnes âgées non institutionnalisées. Grâce à l’ajout de nouveaux essais cliniques récents, c’est la première revue systématique qui invalide le rôle de la vitamine D seule sur la prévention des chutes..Cette étude a compilé les données de 69 essais cliniques randomisés, impliquant plus de 150 000 personnes, dont 87 % sans facteur de risque particulier (non institutionnalisées).