- Retrait de l’AR sur les données de santé : Manque de clarté quant au consentement du patient et à son caractère véritablement libre et éclairé. Plus d’info
– Les chatbots d’IA délivrent un avis médical trompeur dans près d’un cas sur deux, selon une étude du BMJ open (Numerikare 15 avril 2026)
– Les géants de la tech protègent le secret dans la législation européenne sur les centres de données (Investigate Europe 17/04/26 et ici)
Le secret des affaires au service des « data centers » est une illustration parfaite de la porosité des institutions européennes aux lobbys. Nos partenaires de Corporate Europe Observatory ont révélé comment Microsoft et le lobby Digital Europe ont réussi à convaincre la Commission de reprendre mot pour mot une de leurs propositions visant à maintenir l’omerta sur les impacts environnementaux des centres de données au nom du « secret des affaires ». Une manière, pour ces lobbys, de couper court à la contestation grandissante à l’égard de ces infrastructures numériques, qui va cependant totalement à l’encontre du droit international et de la jurisprudence. Lire l’article du Monde.
– Vie privée : l’Autorité de protection des données promet de frapper plus fort face aux géants
Cinq ans après les révélations sur ses dysfonctionnements, l’Autorité de Protection des Données (APD) revendique un changement de culture radical : indépendance, collégialité, stratégie ciblée sur les traitements de données à haut impact, recours à la voie pénale… Le Soir publié le 16/05/26 Philippe Laloux
- Tout contrôler avec Palantir, un géant de la technologie de surveillance. ici
Aujourd’hui, ce géant des technologies de surveillance s’étend discrètement à travers l’Europe, s’immisçant dans nos hôpitaux, nos services de police et nos services publics (1,2,3). L’entreprise collecte nos données personnelles et les utilise à des fins de surveillance de masse.
- Données médicales de UK Biobank en vente sur Alibaba:
Le mois dernier, il a été révélé que les données médicales de 500 000 participants au projet UK Biobank étaient en vente sur le site de commerce électronique chinois Alibaba. Cette fuite a suscité des inquiétudes quant à la sécurité des données de santé des participants à cette base de données de recherche de pointe. UK Biobank a été fondée en 2003 par le ministère de la Santé et des organismes caritatifs de recherche médicale. Elle contient les séquences génomiques, les données de séquençage, les échantillons sanguins et les informations sur le mode de vie de 500 000 volontaires. Plus de 18 000 articles scientifiques évalués par des pairs ont été publiés à partir des données de la UK Biobank. (BMJ du 16/5/26 )